L’ART

CONTEMPORAIN

EN

AFRIQUE

 

“ une émergence”

 

Exposition de L’ATELIER

Centre d’Art et d’Échanges culturels

 

route de Flassans (D78)

83790 PIGNANS

TEL et FAX : 04 94 33 23 21

Le Centre d’Art et d’Échanges Culturels de PIGNANS a ouvert ses portes en 1996 à l’initiative privée de Jean Miotte et  Dorothée Keeser.

Cet espace, ensemble de verre et de crépi blanc, réalisé par  l’architecte niçois Gérard Anezin, a été conçu dans le but de  favoriser des échanges culturels à l’échelle internationale, démarche vers la démocratisation de la culture, volonté de créer une symbiose entre l’artiste et son public. Depuis quatre ans qu’existe l’Atelier, Jean Miotte et  Dorothée Keeser ont travaillé avec plus d’une cinquantaine d’artistes.

 Durant l’été 1996, la première exposition fut consacrée à “L’Abstraction, langage du XX ème siècle”, qui a réuni une trentaine d’artistes tels que Bury, Fautrier ou Michaux..

Pour l’été 1997, un “ Festival de sculptures” fut ouvert à une quarantaine d’artistes internationaux.

Pendant l’été 1998, une exposition a eu pour thème  “ les métiers d’Art en France ” (estampes, céramique, gravure, tissage ...)

Durant l’automne 1998 fut commémoré l’anniversaire des 50 ans du groupe Cobra.

Au cours de l’été 1999 le sujet de l’exposition a été  “ la photographie” , avec des artistes tels qu’ André Berg, Fritz Pitz  ou André Villers.

 

Du 10 juin au 10 septembre  2000, l’ Atelier réalise une exposition  ayant pour  thème “la création contemporaine en Afrique”.

 

Le Centre d’Art et d’Echanges Culturels de Pignans, dans le Var, a su devenir en peu de temps un point d’attraction et acquérir une renommée tant auprès de la population locale que des amateurs de nombreux pays.

 

L'ART  CONTEMPORAIN EN AFRIQUE,

UNE EMERGENCE.

 

 

Privilège et difficulté d'un moment de l'histoire où un phénomène dit de mondialisation semble uniformiser pensées et démarches tandis que résistent différences et spécificités ; rapport qui n'est plus d'ignorance ou de domination, avec ce que cela implique de tentations de possibles destructions mutuelles, mais de concurrences croisées dans une notion, historiquement neuve, de relative égalité.

L'histoire de l'art en train de se faire, n'échappe pas à ce fascinant tourbillon, dans le prodigieux fourmillement de la création artistique contemporaine, chaque région du monde apporte sa part et toutes justifient un regard attentif.

Il  est tout aussi périlleux  qu'indispensable de tenter d'explorer l'avenir,  et cela même si la critique artistique est  riche de jugements a priori que l'histoire  s'empressa de démentir.

C'est pourtant  bien faible risque que d'imaginer l'Afrique appelée à jouer, dans les années à venir, une part prépondérante dans la création artistique.

 

 De la triple confluence entre la longue historicité de l'art nègre, la courte histoire d'une consubstantialité croisée entre l'art moderne et contemporain occidental et une volonté de trouver des démarches nouvelles, apparaît, avec une force étonnante et une prodigieuse rapidité, ce que pressentait Pierre Descargues, voyant l'art contemporain en Afrique "…en suspens, comme intimidé, sur le seuil".

Le seuil franchi, disparue l'intimidation, apparaissent, plus que les prémices, les quasi-certitudes d'une aventure artistique appelée à marquer les temps à venir.

S'impose alors un regard nouveau.

 

Cette exposition, qui fait appel à quelques-uns des artistes les plus représentatifs de l'Afrique, tenant compte de techniques et méthodes aussi novatrices que déroutantes, de démarches profondément originales, d'une authentique modernité incluse dans les profondeurs d'une histoire qui connut sans doute l'origine même de l'humanité, permettra d'amorcer une recherche sur l'action présente, en  matière  artistique, de ce continent et la tentative de discerner quelques lignes de force.

Prospective initiale, obligatoirement  dépourvue d'exhaustivité et connaissant ses limites mais reflet  d'une volonté de découverte et gage d'une continuité exploratoire.

Regard rapide certes, car dans la gigantesque quantité des artistes d’Afrique, il fallut effectuer des choix , avec tout ce que cela comporte d’hésitations et d’incertitudes. Seize artistes seulement sont présents, ils ne sont qu’un reflet de l’aventure contemporaine de l’art en Afrique et ils ne mettent en évidence que quelques jalons d’une exploration complexe.

 

La sélection s’est opérée suivant le double cheminement d’un art marqué par l’ancestralité africaine et des grandes lignes de force d’une esthétique devenue mondiale. Il fallait tenter de trouver chez ces artistes les marques profondes, souvent peu discernables mais toujours présentes de la longue histoire du continent africain. Un regard attentif permet d’en discerner la profonde réalité. Mais il importait aussi de se livrer à la recherche des traces de l’histoire de l’art moderne et contemporain. Cette histoire qui, traversée par l’impressionnisme, le cubisme, le surréalisme, les abstractions lyriques ou géométriques et toute l’expérimentation artistique du land-art à l’art corporel, en passant par l’installation, la vidéographie et l’image numérique, a modifié non seulement la notion même de création artistique mais aussi, et c’est le rôle des artistes, notre vision du monde.

Européenne certes, française très souvent, parisienne en grande partie, cette évolution esthétique s’est emparée du monde et parcourt tous les continents. Une forme d’art est devenue, dans son infinie complexité, son extrême diversité, mouvement universel.

Mais tout artiste a son origine, sa culture profonde, l’ont marqué un lieu et une histoire et ces éléments, aussi fondamentaux qu’essentiels, traversent son œuvre. Là, il s’agit d’artistes issus du continent africain, partageant le plus souvent leur temps entre l’Afrique, l’Europe et les Etats-Unis, artistes profondément africains et, en même temps, imprégnés par l’art dans toute sa diversité mondiale.

 

Bruce Clarke, artiste sud-africain, ne peut oublier la tragique histoire de son pays et la transpose en collages aux rigueurs graphiques d’une force et d’une présence remarquables.

 

Les schémas picturaux de Diafara Kane  reviennent sur les thèmes de l’abstraction géométriques et de l’art concret en apportant des  variations qui insèrent ses œuvres au cœur même du Sénégal.

 

La subtilité, la précision et l’élégance de l’angolais Franck-K-Lundangi apparentent ses travaux aux meilleurs dessinateurs de l’art occidental tout en apportant des tonalités de rouge et de bleus aux audaces fascinantes.

 

La diversité des démarches picturales de Patrice Diako, né au Cameroun, surprend et déroute au premier abord. Il faut longuement observer son œuvre pour en saisir la continuité et la cohérence ; dans un ensemble de douze diptyques aux petites dimensions, il se livre à son jeu habituel de variantes, et c’est le regard sur l’ensemble qui révèle la force de ses fils conducteurs.

 

Les personnages longilignes d’Abou Diallo s’opposent parfois à une multitude de carrés, divisant certaines de ses œuvres en une infinité de petits tableaux ; s’y découvrent quelques unes des préoccupations de l’art moderne et contemporain, mais ses œuvres sont imprégnées d’une invention chromatique faisant de cet artiste malien un incontestable novateur.

 

Les grands enseignements du cubisme semblent tendre les formes présentes dans les toiles du sénégalais Moussa Mbaye ; cette étrange géométrie qui est la sienne structure ses œuvres, mais ce sont bien des personnages africains qui apparaissent ainsi, devenant objets de compositions aussi troublantes que séduisantes.

 

Originaire du Rwanda, Charles Mutangawa va jusqu’à l’extrême, non du monochrome, mais conduit à ses limites une teinte unique pour la traverser de nuances qui tendent à  modifier la notion même de tonalité et plongent dans une réflexion sur les relations internes et les rapports de force existant à l’intérieur d’une couleur.

L’élégance domine chez Amadou Sow, élégance de formes, souvent à la limite du perceptible, élégance de rapports chromatiques délicats où se reflètent des nuances d’aquarelliste et toutes les subtilités de la très ancienne culture sénégalaise.

 

Venue d’Ethiopie, Etiyé Dima Poulsen, réalise  des sculptures où se mélangent forme humaine et forme végétale ; plantes, arbres, corps de femmes ? La question peut se poser devant ces longues céramiques aux somptueuses colorations ; isolées ou associées en petit groupe, elles sont faites d’une présence rare, presque obsédante, et d’un charme aux douceurs délicieuses.

 

Du Sénégal, Ousseyman Sarr renvoie toute la force d’une lumière aux violences souvent insoutenables tout en l’apprivoisant, la canalisant dans un schéma de formes simples en apparence et construites avec une sûreté d’architecte.

 

Étonnant technicien de la photographie, le camerounais Bill Akwa Betote est aussi un de ceux qui savent, à l’instar des de ces grands photographes du siècle, composer de véritables scènes, utiliser l’objectif comme un moyen de fixer un sujet longuement réfléchi et préparé, tout en conservant sur la pellicule ces reflets, ces éclairages, qui font d’un cliché une œuvre d’art.

 

Moussa M’baye fait partie de la jeune et brillante génération des photographes sénégalais ; les images qu’il produit se suffiraient à elles-mêmes, mais il les retravaille, les modifie, les situant ainsi à ce confluent contemporain de peintres et photographes qui ont su s’emparer avec justesse de ces deux disciplines.

 

D’abord photographe, le sénégalais Bouna Seye est aussi cinéaste et vidéographe ; prenant le risque de films longs et en apparence répétitifs, il fait preuve d’une qualité remarquable dans sa volonté de trouver l’image idéale tout en conduisant vers une véritable exploration sociologique où se dévoile l’essentiel, les rapports humains.

 

Avec une inventivité extrême, Viyé Diba poursuit une tâche d’artiste qui le place au premier rang ; sa subtilité s ‘associe à l’effervescence de supports aussi variés qu’inattendus où la rencontre de toute l’humanité  de l’objet sénégalais  vient se croiser aux règles picturales fondamentales de l’art.

 

Rapide panorama autour de seize artistes, cette exposition ne peut qu’apporter une certitude, celle d’une création artistique issue du continent africain, aux forces étonnantes. Ces artistes plongent dans les grands thèmes culturels des pays de leurs origines, mais ils sont aussi faits de toute notre histoire commune, ils sont aussi mondiaux qu’africains. Ils sont d’incontestables artistes et nous prouvent, une fois de plus, que l’art contemporain est plus vigoureux que jamais, se renouvelle en se perpétuant, innove en s’inspirant du passé.

 

L’Afrique fut productrice d’une part essentielle de l’histoire de l’art, elle l’est toujours, et la place qui va être la sienne dans l’avenir sera sûrement considérable.

                                                                           Jean de Bengy

Inspecteur de la création artistique au ministère de la culture

 

 

CHARLES MUTANGANWA

  Né en 1965 à Nivelle (Belgique).

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS:1994 : MUSEE ROYAL DE L’AFRIQUE CENTRALE à Ternuren(Belgique)

                                                          IVème RENCONTRE UNIVERSELLE DE PEINTURE DES ACPà Bruxelles

                                                          1996 : PARCOURS D’ARTISTES N°5 DE SAINT GILLES à Bruxelles

                                                          1998 : CENTRE D’ART CONTEMPORAIN MAISON PELGRIM à Bruxelles

                                                          1999 : CENTRE CULTUREL FRANCAIS DE KIGALI ( Ruwanda)

 

 

Le langage employé par Charles Mutangawa est l’abstraction. Sa peinture doit être considérée non comme un instrument utilisé pour décrire la réalité externe, mais comme un système aux contenus propres de sa peinture. Son travail nous conduit à un résultat fort en émotion. Ici, l’art se fait métaphysique, il se dématérialise en une idée de l’absolu. Le champ chromatique est simplifié. Il est principalement réduit au rouge et au noir. Ces deux tonalités sont travaillées en nuance, selon un usage délicat de dégradé jaune-orangé. L’idée même de la “forme” devient floue, ou tout au moins se réduit jusqu’à devenir une tache de couleur. Des peintures de Charles Mutangawa se dégagent des effets vibratoires d’une grande intensité. De fortes résonances intérieures se font alors ressentir à celui qui est placé devant l’œuvre. Le spectateur se doit de réinterpréter cet espace linguistique selon sa propre sensibilité à la couleur, prise ici comme valeur psychologique ayant la capacité d’exercer une influence directe sur l’âme.

                                                                                                                                           Sabrina Chianèse

 

 

 

 

ABDOULAYE KONATE

né en 1953 a Diré (Mali)

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS :                1986 : BIENNALE DE LA HAVANE (Cuba)

                                                                   1988 : METRO DE LISBONNE , Installation (Portugal)

                                                                   1993 : CENTRE CULTUREL FRANCAIS DE BAMAKO (Mali)

                                                                   1994 : INSTITUT DU MONDE ARABE (Paris)

                                                                   1996 : CENTRE CULTUREL FRANCAIS DE BAMAKO (Mali)

 

 

Abdoulaye Konate crée des installations d’une grande rigueur, sobres, élégantes et d’une extrême dignité. maîtrisant parfaitement l’espace, son style épuré fait penser au  trait incisif de Braque. Avec ses oeuvres, Abdoulaye Konaté lutte sur deux fronts, la tradition et les questions liées au monde actuel, affirme que “les artistes africains contemporains doivent perpétuer les traditions de la terre”, critique l’impérialisme culturel occidental ou déplore le fait que maints artistes ont perdu pied avec la réalité du monde. Il rappelle ainsi, avec force, que la tradition africaine est un alphabet, se sert de celui-ci pour travailler sur des installations qui rendent hommage au peuple du Mali. Dans “Mort, Naissance et Culture”, le signe noir qui apparaît en arrière plan de l’œuvre est symbole de la culture chez les Bambaras et l’artiste  trouve son inspiration, entre autres, dans les autels de dévotion à la fertilité des femmes Dogon. C’est toujours en se référant aux traditions de son peuple qu’il créera “Hommage aux chasseurs du Monde”. Il n’hésite pas, dans ses installations, à introduire des objets quotidiens ou religieux africains : tissus, cornes, branches d’arbres, amulettes, carcasses de vache que, selon lui, les gens peuvent comprendre et reconnaître. Abdoulaye Konaté nous interpelle simultanément sur des problèmes liés à des aspects plus immédiats ; il met en oeuvre un travail sur les événements de mars 1991 au Mali , “Dessin d’un événement politique” dans lequel une voiture récupérée après les ....placée à l’intérieur du véhicule, diffuse des reportages sur le dictateur Moussa Traoré.. En créant “Rwanda Burundi Génocide”, “Le drame du Sahel” ou “Lutte contre le HIV”, la démarche est la même, elle prend l’aspect d’un cri de fureur et fait d’Abdoulaye Konaté un des plasticiens africains du moment les plus lucides et les plus engagés sur cette ligne où mémoire et désastres contemporains sont indubitablement liés.

 

ETIYE DIMMA POULSEN

  Née en 1968 à Aroussi (Ethiopie)

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS :               1992 : GALERIE “ADAMA” ELIAS MIR à Madrid (Espagne)

                                                                 1995 : CENTRE CULTUREL DE LA LOUVIERE (belgique)

                                                                  1997 : BONAMY GALLERY à San Francisco (USA)

                                                                  1998 : GALERIE ARTS PLURIELS à Abidjan (Sénégal)

                                                                  1999 : GALERIE CAPAZZA à Nancy

 

 

C’est dans un style original que la sculptrice éthiopienne Etiyé Dimma Poulsen réalise ses silhouettes” à partir d’une armature qu’elle a préalablement découpée puis fixée par des coutures, tel le travail d’une couturière sur une toile métallique. Cette artiste est comme une sorte de créatrice qui, maniant l’argile avec le feu, donne vie à ces personnages aux corps infinis. La chaleur de la cuisson semble comme avoir déformé ces anatomies qui, principalement féminins, ont leur poitrine et postérieur mis en valeur. Indissociable de son travail, cet élément premier devient tout à tour maître et complice dans sa création. Cette soumission de l’argile à l’épreuve du fu lui permet également d’obtenir des effets   en se remémorant sa terre natale, craquelée par la sécheresse du temps. L’utilisation des ocres, blancs et nuances de gris et de noir provoqués par l’enfumage de la sculpture permettent à Etiyé Dimma Poulsen de mieux souligner la courbe de ces corps contorsionnés. Le regard du spectateur ne peut être qu’admiratif devant ces sculptures qui, réunies toutes ensemble, peuvent nous faire songer aux personnages d’une tribu lointaine, nous dominant de leur hauteur pouvant aller jusqu’à deux mètres.

                                                                                                            Sabrina Chianèse

 

 

 

FRANCK K.LUNDANGI

  Né en 1958 à Maquela do Zombo (Angola)*

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS  :         1996 : GRAND MARCHE D’ART CONTEMPORAIN à Paris (France)

                                                              1997 : TOIT DE LA GRANDE ARCHE à Paris (France)

                                                                              GALERIE AFRIQUE A COEUR à Paris (France)

                                                             1998 ; AMBASSADE DE LA REPUBLIQUE D’ANGOLA à Paris (France)

                                                             1999 : GALERIE MAINE DURIEU à Paris (France)

 

 

Franck K.Lundangi, d’origine angolaise, est un artiste qui a la capacité de faire apprécier la beauté de son travail à travers la grande simplicité de son dessin. Le thème de la nature, du corps humain en mouvement, du rapport homme-nature sont tour à tour traités, conduisant ainsi à des scènes de vie aussi simples que celle de la chasse. Franck K.Lundangi réussit à séduire le spectateur par sa manière d’exprimer avec spontanéité son propre monde qui est celui d’une Afrique du rêve et du souvenir. Ces dessins et peintures nous rappellent par leur naïveté certains motifs archéologiques. L’ensemble de la composition est offert en a-plat, ans perspective. De simples contours viennent définir la forme d’un homme ou d’un animal. Le travail de Franck K.Lundangi introduit en nous des valeurs émotionnelles. Par sa vision du monde, l’artiste nous conduit à nous perdre en pensée dans un univers poétique qui est le sien. Il nous fait alors partager la plénitude qu’il semble avoir trouvé en dessinant ces figures mi fantastiques, mi réalistes.

                                                                                                                           Sabrina Chianèse

 

 

 

 

 

 

MOUSSA MBAYE

 Né en 1954 à Dakar (Sénégal)

  

PRINCIPALES EXPOSITIONS :                  1992 : UNICEF à Paris (France)

                                                                   1997  : FESTIVAL DE HOUSTON (USA)

                                                                   1998  : DAK’ART à Dakar (Sénégal)

                                                                                FOIRE DE TAIWAN

                                                                    1999 : SEMAINE SÉNÉGALAISE à Lille (France)

 

Né à Dakar, Moussa Mbaye a exposé ses oeuvres dans le monde entier, de son pays aux Etats Unis, de France à Taiwan. Long périple de travaux artistiques aux qualités évidentes. Il n’y a chez lui ni abstraction ni figuration mais un ensemble de présences esthétiques, au sens que donnait Jean Bazaine quand il écrivait “à défaut d’être représentée, la nature est toujours présente dans mes oeuvres”.

Présence d’abord d’un fond pictural, d’un environnement du motif, qui est tout à la fois terre et ciel d’une Afrique aux tonalités aussi vives que sereines, image rêvée d’un monde apaisé, sorti des turbulences.

Cet espace est à la fois support de  l’œuvre et oeuvre en soi, le regarder longuement permet une autre approche ; ce n’est sûrement un hasard si, parfois, comme un photographe, il détourne la forme centrale comme pour créer une différenciation entre deux tableaux superposés.

Présence aussi constante de l’homme , personnages où le visage n’est qu’évoqué, faces interchangeables, car le rôle social de ces êtres est avant tout dans leur posture ; ce sont leurs actes qui les définissent. Leur réalité humaine surgit dans sa plénitude et viennent alors se superposer, en quelques collages, d’autres schémas artistiques, nouvelle oeuvre dans l’œuvre, deuxième mise en en abyme conduisant le regard vers des cheminements inattendus mais toujours suivant le guide de la géométrie d’un graphisme aux normes et constances respectées avec la rigueur qui accompagne l’œuvre des artistes véritables.

                                                                                                                          Renaud de Bengy

 

 

 

 

BILL AKWA BETOTE

  né en  1952    à Douala   (Cameroun)

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS  :          1996 : FESTIVAL PRINTEMPS DES COMEDIENS à Montpellier (France)

                                                                          FESTIVAL DUNYA ON STAGE à Rotterdam (Hollande)

                                                               1997 : BIENNALE DE LA HAVANE  (Cuba)

                                                               1998 :  GALERIE E O F  à Paris (France)

                                                               1999 : FEST RUMBA ON GROVE  à Clichy (France)

 

 

Venu du Cameroun à Paris, Bill Akwa Betote a su très rapidement se faire connaître comme un authentique professionnel et un véritable artiste. Longue est la liste des journaux français ou étrangers ou revues qui publièrent ses clichés, apportant ainsi la preuve d’une reconnaissance méritée. Qu’il s’agisse de lieux ou de visages, de vues ou de personnages, son objectif apporte une forme et un mouvement personnels qui attestent d’une préoccupation artistique propre et d’une véritable originalité dans cette discipline, infiniment plus complexe qu’on ne le pense, qu’est la photographie. Son intérêt passionné pour la musique l’a conduit à réaliser une série de photographies portant le titre de “corps instrumental”. Là, Bill Akwa Betote explore cette étrange correspondance entre les instruments de musique et le corps humain, cette relation quasiment graphique qui crée une relation esthétique entre lignes et courbes d’un bras ou d’une hanche et celles d’une guitare ou d’une harpe .Mais, surtout, ces photographies nous rappellent que le meilleur instrument de musique n’est objet inerte et muet si ne s’en emparent une main ou une hanche et que toute musique est rapprochement, contact, complicité entre les uns et les autres. Il a dit que, pour être photographe, “il faut anticiper l’instant” ; non seulement, comme tout photographe de talent, il sait anticiper l’instant de la photographie réussie, mais, dans le moment de ses clichés, c’est le moment même de la musique qui semble jaillir de chacune de ses images.                                                                                                                               Renaud de Bengy

 

 

ABOU DIALLO

   Né en 1970   à Bamako (Mali)

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS   :              1992  :  SALON FORMES ET COULEURS à Velisy (France)

                                                                  1993 : SALON NATIONAL D’ART à Rambouillet (France)

                                                                  1994 : GALERIE EVERARTS à Paris (France)

                                                                  1998 : CENTRE CULTUREL de Coutance (France)

                                                                 2000 : ESPACE REGARDS à Paris (France)

 

 

Abou Diallo est un artiste malien qui a la capacité d’entraîner, par sa peinture, le spectateur dans un monde bien à part, le sien. Parmi la pluralité de ses styles, l’artiste a pris le parti de s’exprimer dans une grande générosité de tons et de motifs. Les couleurs de sa palette sont à l’image de son pays d’origine : chaudes et pleines de vie. Les personnages d’Abou Diallo sont très touchants. De grandes robes habillent leur corps longiligne et les traits du visage sont grossièrement esquissés .En regardant ses peintures, l’artiste ne nous donne à voir que ces personnages qui, amassés au premier plan, forment comme une sorte de barrière visuelle derrière laquelle il n’y a rien à voir, si ce n’est un fond monochrome sur lequel chacun se détache. Chargés de pensées et de traditions, ces hommes nous offrent, à leur simple vue, un dépaysement complet. L’évasion de l’esprit est également possible dans la peinture d’Abou Diallo par son recours au signe, facilement identifiable dans ses toiles à damier. L’enchevêtrement d’étroites bandes de coton lui permet d’obtenir un  ensemble d’images qui pourraient, à elles seules, composer un tableau. On y trouve ainsi, tour à tour, des portraits, des signes, des dessins qui seraient comme le résultat d’une forme de griffonnage automatique réalisée par la main de l’artiste. l’ensemble de la composition offre ainsi une ambiance mystique où l’image renvoie à l’abstraction et le signe à la figuration. Il nous est donné ici un parcours initiatique à travers la symbolique du “signe”. Face à ce travail, le spectateur a comme le sentiment de se trouver devant un langage inco qu’il doit déchiffrer. Notre regard se perd alors dans une lecture sans sens ni cohérence, mais malgré tout emplie d’émotion.                                                                                                                      Sabrina Chianèse

 

 

 

 

DIAFARA KANE

     né en  1952 à Saint-Louis (Sénégal)

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS :           1994  : SALON DU MUSEE DE LA POSTE à Paris  (France)

                                                            1996 : DAK’ART à Dakar (Sénégal)

                                                                         GALERIE OLORUN  à Kansas City (USA)

                                                             1997 : AUTOUR D’AIME CEZAIRE à l’UNESCO à Paris (France)

                                                             1999 : AUTOUR DU CINEMA AFRICAIN  au festival de Cannes (France)

 

Diafara Kane est un artiste qui peut se définir comme un peintre sans pinceau. Ce n’est pas de la peinture qu’il utilise, mais un ensemble de collage  de tissus africains qui donne pour résultat final une “peinture-patchwork”. Pour chacune de ses toiles, on peut ainsi y voir un enchevêtrement de lignes parallèles, un chaotique éclatement de couleurs qui s’entrechoquent sous le regard interrogatif du spectateur. Si on demande à l’artiste de définir en quelques mots sa peinture, il répond : “je peints mes tableaux à grands jets d’étoffes parce que le support textile est un élément indissociable de la culture négre-africaine”. Diafara Kane a fait le choix du tissu et, tout particulièrement, celui du pagne africain, pour porter, selon lui, un ensemble de messages symboliques tel que par exemple celui de l’érotisme, de la reconaissance sociale, de l’identification des castes. C’est, enserré dans ce pagne et porté sur le dos de sa mère, que le petit africain fera connaissance avec tour ce qui l’entoure, c’est à dire avec la vie.

La civilisation africaine reste également marquée par la tradition orale. Diafora Kane cherche ainsi à réunir, dans une même création, l’oralité et la symbolique du pagne pour aboutir à un seul et même langage, son travail artistique.

Le talentueux travail de cet artiste sénégalais ne peut qu’inspirer admiration et reconnaissance, ressentiment déjà partagé par de nombreuses personnalités telles que madame Elisabeth Diouf ex épouse de l’ex-président sénégalais. 

                                                                                                                          Sabrina Chianèse                                       

 

 

 

 

BRUCE CLARKE

Né en1959 à Londres

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS :              1992 : FIGURATION CRITIQUE au Grand Palais à Paris (France)

                                                                1994 : “DE L’AFRIQUE A L’AFRIQUE” GALERIE YAHIA à Tunis

                                                                1995 : ART’CRA  à Accra (Ghana)

                                                                1998 : KULTURFABRIK au Luxembourg

                                                                1999 : CENTRE CULTUREL FRANCAIS de Kigali (Rwanda)

 

Militantisme et anti-apartheid, tels sont les  thèmes qui personnifient l’ensemble du travail de Bruce Clarke. Né en Grande Bretagne, de parents Sud-Africains exilés en 1958, l’artiste a gardé cette fibre militante pour avoir grandi dans le milieu des réfugiés Sud-Africains. Ses moyens de dénonciation sont simples : collages, superposition de papier et de peintures. Il en résulte un très beau travail  d’images, tout en couleurs et en sens. Des coupures d’articles, des titres, commentaires journalistiques se superposent à des silhouettes offertes en a-plat, à des regards qui nous transpercent de face, nous désignent, nous accusent presque.

Bruce Clarke est un artiste qui travaille également sur la superficialité de la communication  dans la société d’aujourd’hui. l’artiste cherche alors à provoquer une réaction à la lecture de ses toiles. Ce qu’il recherche, c’est dénoncer, faire agir le public. Sa manière bien particulière de détourner l’actualité, lui vaut de travailler avec le “Monde Diplomatique”, mensuel français, pour qui il illustre souvent des articles.

Cette approche du monde, à la fois esthétique et engagée, lui a également permis de réaliser l’affiche du festival d’Avignon 96 ainsi que l’affiche de “Fools”, premier long métrage du sud africain noir, Suleman Ramadan.

                                                                                                                      SabrinaChianèse

 

 

   

 

PATRICE DIAKO

Né en 1951 à Douala (Cameroun)  

PRINCIPALES EXPOSITIONS :               1987 : GALERIE WABASH à Chicago (USA )

                                                1989 : JACKIE O’ à Rome (Italie)

                                                                 1996 : GALERIE CHARLOTTE DAANEL à Amsterdam (Pays Bas)

                                                                               DAK’ART (Sénégal)

                                                                 1998 : L’OBJET RECREE , Les Ulis (France)

 

 

Peintre de la couleur plus que de la forme, Patrice Diako donne à son oeuvre, à l’ensemble de ses oeuvres, une unité faite de teintes qui reviennent sans cesse dans ses tableaux. Des ocres et des rouges, du noir, du beige, couleurs de ses origines qui sont toujours présentes. Son excellente formation en histoire de l’art transparaît dans ses toiles et on y trouve aisément les traces des artistes de toutes les périodes, de l’art rupestre à la plus récente création.

Mais, si la couleur prédomine, si elle semble dominante, elle est aussi le support de tout un monde qui lui est propre. Avec beaucoup de discrétion, comme s’il ne s’agissait que de petites annotations, apparaissent des personnages. Plus évoqués que réellement présents, ils occupent tout ou partie de la toile, en couple ou isolés. Méthode picturale qui n’est pas sans évoquer une période de Jean Dubuffet. Il n’est pas inutile qu’il se destina d’abord à l’architecture d’intérieur, “métier plus sérieux que faire le peintre”, comme il le disait à l’époque. En effet, il faut observer de près son tracé pour en percevoir la justesse et la précision. Avec une imagination qui paraît sans limites, il parcourt un univers où l’humanité, et surtout la femme, l’accompagnent.

Contrairement à cette affirmation de jeunesse, c’est avec un infini sérieux qu’il fait son métier de peintre et avec un plaisir qu’il nous communique admirablement.

                                                                                              Renaud de Bengy

 

 

 

 

BILL KUELANI

                                                             Né en 1965 à Brazzaville (Congo)

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS :       1987 : CENTRE CULTUREL FRANCAIS  à Brazzaville (Congo)

                                                               1990 : EXPOSITION INSPIREE PAR LA POESIE DE TCICAYA U TAM’SI 

                                                               1996 : PATRIMOINE FRANCO-CONGOLAIS

                                                               1997 : CREATIVITE CONTEMPORAINE AU CONGO à Pointe Noire  (Congo)

 

 

La peinture de Bill Kouelani  est faite d’une abstraction où s’opposent des teintes de rouge de bleu et de jaune, comme si les trois primaires lui suffisaient. Couleurs apparemment peu mélangées, comme sorties du tube, modules souvent répétés, presque obsessionnels et, quand apparaît une forme reconnaissable, tel un corps de femme, elle ne semble qu’incidente.

Mais il ne faut pas s’arrêter à la technique apparente et aller, au-delà, vers le support. C’est là que s‘accomplit l’essentiel de son travail de peintre. Comme Viala qui, sans relâche, ne veut utiliser qu’une forme mais la soumet à de constantes variations en utilisant tous les supports possibles, elle fabrique elle-même les espaces de sa peinture. Elle découpe des panneaux de contreplaqué, assemble des planches, recouvre des partie de toiles, utilise toutes sortes de matériaux. Sa réussite est faite du rapport entre ces assemblages étranges, souvent inattendus, toujours originaux et la vigueur de sa peinture.

Sans cesse, elle  prend tous les risques, se lance dans des aventures périlleuses, court vers l’échec et parvient ainsi à une réussite.

Elle a écrit des nouvelles et des récits, participé à un scénario de film, illustré des ouvrages ; elle est parmi les peintres de notre époque, de ceux dont il convient de suivre les évolutions avec un intérêt plus que certain.                                                                                                                                                                                                             Renaud de Bengy

 

AMADOU SOW

 Né en 1951 à Saint-Louis (Sénégal)

PRINCIPALES EXPOSITIONS  :        1974 : ART SENEGALAIS D’AUJOURD’HUI au Prand Palais à Paris

                                                                  1980 : NEW ORLEANS MUSEUM OF ART à la Nouvelle Orléans (USA)

                                                                  1993 : INSTITUT FRANCO ASIATIQUE à Vienne (Autriche)

                                                                  1994 : SALON DE LA DECOUVERTE à paris (France)

                                                                  1998 : GALERIE “LE SARO” à Dakar (Sénégal)  

Il y a peu d’artistes du Sénégal qui aient autant exposé à travers le monde  que Amadou Sow. Ses oeuvres ont parcouru toute la planète, presque toute l’Europe, les Etats Unis, le Mexique, le Brésil et, bien sûr, de nombreux pays d’Afrique. Il est peintre, mais aussi sculpteur, graveur, lithographe, céramiste. Toutes les formes d’expression artistique semblent le concerner et il les explore toutes avec une réelle passion.

Ses oeuvres sont très souvent marquées de signes, de certaines formes  d’écriture aux lectures impossibles ou peu aisées ; reprise de hiéroglyphes ou alphabet personnel, comme celui qu’a créé Villeglé. Parfois, c’est un soleil étrange, comme recouvert par l’éclipse, qui forme le signe, ou de simples nuances de terre ou de sable. S’agit-il encore de signes, d’un alphabet, d’une écriture ?

Cette peinture est faite pour garder sa part de mystère, pour évoquer des mondes disparus dont le souvenir et les traces ont marqué notre univers contemporain. La tradition disparaît, sans répit le neuf chasse le vieux, et, pourtant,  tout est issu du passé, rien ne serait sans ce qui précède. Amadou Sow a passé son enfance à Goréen c’est toute la force de l’histoire qui est présente dans son oeuvre.

                                                                                                                              Renaud de Bengy

 

 

                                              

 

 

 

BOUNA MEDOUNE SEYE

Né en 1956 à Dakar

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS  :         1992 : CENTRE WALLONIE BRUXELLES à Paris (France)

                                                               1996 : MOIS DE LA PHOTO à Dakar (Sénégal)

                                                               1997 : COUVENT DES CORDELIERS à Paris (France)

                                                               1998 : PINACOTEA DO ESTATO à Sao Polo (Brésil)

                                                               1999 : SMITHSONIAN INSTITUTE à Washington (Etats Unis)   

 Venu de la photographie, le vidéaste Bouna Médoune Seye est un arpenteur du réel. Que son regard traque la violence, la folie ou différentes anecdotes citadines, c’est toujours avec une attention extrême qu’il nous donne à voir la réalité d’une Afrique urbaine. Refusant les consignes du reportage télévisé, il signe avec “Zone Rap 52” un document sensible, sachant se tenir suffisamment à distance des jeunes musiciens qu’il interroge, il les laisse s’exprimer en toute liberté. Son travail de montage est fluide, ordonné, habile, la caméra passe entre les protagonistes avec discrétion, comme si l’artiste ne voulait finalement que les effleurer, parce que ce qu’ils ont à dire est réellement important : abandon, chômage, misère. La caméra enregistre tout avec retenue et  Bouna Médoune Seye montre ainsi qu’il ignore le voyeurisme. Dans “Les pieds dans les rues de Dakar”, il aborde le sujet des chaussures comme signe social, le travail au niveau du son devient emblématique : bruits de la ville mixés devenant un arrière fond sonore pesant, un brouhaha symbole de la démence urbaine dont les pieds se veulent les témoins de classes. Bouna Médoune Seye est un scrutateur de premier ordre d’une Afrique moderne dans laquelle s’engouffrent trop de maux.

                                                                                                                                Renaud de Bengy

 

 

 

            

VIYA DIBA

né en 1954 au Sénégal

 

PRINCIPALES EXPOSITIONS :  1987 : GALERIE KERAMIC à Stuttgart  (Allemagne)

                                         1988 : SALON D’ART PLASTIQUE à Dakar (Sénégal)

                                         1995 : BIENNALE INTERNATIONALE DES ARTS à Johannesbourg (Afrique du Sud)

                                         1997 : CENTRE NATIONAL CONTEMPORAIN D'ART PLASTIQUE à Bruxelles (Belgique)

                                         1998 : SALON NATIONAL D'ART PLASTIQUE  à Dakar (Sénégal)

 

 

Toute l’oeuvre de Viya Diba est faite d’une infinie discrétion, comme si l’artiste ne voulait traduire ses émotions,  sa vision du monde, qu’avec une constante retenue. Sa touche est toujours légère, les rapports chromatiques empreints de subtilités, le graphisme peu apparent, comme dissimulé, peu présent. Pourtant, cette modestie picturale n’est en aucun cas apparentée au minimalisme ; il faut longuement regarder ses toiles pour en extraire les significations profondes, il convient de les explorer pour en saisir les subtilités. Ainsi apparaissent des modulations sans fin, des mouvements internes, propres à chaque toile, une diversité étonnante et une lumière qui, parce que quelque peu voilée au premier regard, n’en est que plus éclatante.

 

Renaud de Bengy     

 

                                                  OUSSEYNOU  SARR

né au Sénégal

 

EXPOSITIONS AUX ETATS UNIS, CANADA, SUEDE, ITALIE, ALLEMAGNE, FRANCE

REALISATEUR DE DECORS DE THEATRE ET DE COMMANDES PUBLIQUES

 

 

Véritable théoricien de l’art, titulaire d’une thèse de doctorat sur “ Ethique et esthétique de la vie et de la mort des masques africains”,  Ousseynou Sarr transpose dans sa peinture sa grande culture. Au delà de son travail d’artiste, il a consacré une grande partie de son activité à l’enseignement et ses oeuvres sont aussi une certaine forme de leçons d’art contemporain.

Toutes ses toiles sont réalisées avec la plus absolue rigueur, toujours apparaît une construction longuement élaborée, parfaitement réfléchie ; chaque forme a sa place ;  comme pour Mondrian, le moindre déplacement d’une ligne mettrait en cause l’ensemble du tableau. Pourtant il n’y a rien de rigide ou de figé dans cette oeuvre, c’est l’émotion qui l’emporte et domine.

 

Renaud de Bengy

                   

 

 

                        Cette exposition a été réalisée dans le Centre d’art et d’échanges culturels

créé par Jean Miotte et Dorothea Keeser

 

 

Commissaire de l’exposition :

Jean de Bengy

 

avec la collaboration

de Sabrina Chianèse

et de Renaud de Bengy

 

 

Nous remercions pour leur participation :

 

 

L’AFAA (Afrique en création)

Florence Alexis

Hélène Maza

 

 

Jean-philippe Aka

Sophie Erlich

 

 

     L’ambassade du Congo

 

 

 

Et tout particulièrement

Marie-Laure Croisiers de Lacvivier

pour ses nombreux prêts d’œuvres et ses conseils pertinents.